Cette nuit j'ai fait un rêve, je sais pas trop si je dois dire rêve ou cauchemar, c'était pas spécialement agréable, mais je suis pas réveillée en sueur dans un hurlement. J'étais dans un genre de grande salle de réception, à coté il y avait une cuisine, et ma mère y préparait plein de trucs. Je lui demandais si je pouvais l'aider, je courrais à gauche à droite, pendant qu'elle elle cuisinait. Comme une fille normale, avec une mère normale, comme si rien ne s'était passé... hormis que ma mère ne levait jamais ni les yeux ni la tête vers moi. Ca sentait les préparatifs de fête, les moments de speed avant l'arrivée des invités. Et les invités c'était des gens que je connaissais, pour la plupart des amis à moi, la salle était très sombre, mais je les reconnaissais quand même. Mais eux ne se reconnaissaient pas entre eux, on aurait dit qu'ils ne se voyaient même pas. Chacun évoluait de son coté, moi non plus ils ne me voyaient pas ; en fait on pouvait même se traverser à la manière des fantômes... J'ai tout essayé pour comprendre, essayé que les personnes présentes me voient ou voient les autres mais rien ne marchait donc lassée de me balader entre des dimensions parallèles, je me suis assise sur un divan, les genoux relevés. A ce moment là, une personne que je connaissais a appuyé son dos sur mes genoux comme sur un dossier, et s'est retournée. Nos regards se sont croisés, j'étais contente de voir qu'il y avait une personne qui pouvait me voir et me toucher, mais cette même personne s'est retournée immédiatement et a fait comme si de rien était.
Par moment, je me demande vraiment après quoi que je cours, à quoi ça sert, ce que je veux dans le fond... Ce que j'espère et à quel point je me voile la face... A quel point je me raconte de jolies histoires le soir pour m'endormir et à quel point ces histoires là ont grignoté petit à petit des morceaux de ma réalité. Je me demande pourquoi ça peut pas être simple, clair, limpide, pourquoi faut tjrs que je me retrouve face à des tragédies grecques ou autres figures qui me rappelleront à quel point ma vie ressemble à une boite de lego renversée. Après quoi je cours franchement ? Est ce qu'il y a une micro parcelle de moi assez conne pour croire que ça va bien se finir, et que tout le monde sera content ? Nan, faudra tjrs choisir, quoi qu'il arrive, même si le vrai faux choix a été fait depuis des lustres, même si y aurait eu à priori aucun choix à faire, c'est tjrs ça... Ca va faire 4 jours que j'ai mal o crane, une bonne grosse migraine qui transforme chaque rayon de lumière en mini poignards que se fichent directement derrière mes yeux. Je me demande ce qu'il peut bien se passer là dedans pour que ça me fasse aussi mal, y a rien qui le calme hormis le tps, j'ai moins mal o fil des heures... La seule chose qui m'a oté toute douleur c'était de fumer un pet' mais j'ai aucune envie d'être raide en permanence... Ca m'a fait sortir de mon corps, -ptêtre ça l'expression "être perché"- j'avais plus mal puisque je n'étais plus dans ma tête. Je n'étais pas bien loin, je suivais tout ce qui se passait et je comprenais tout, à vitesse égale... Mais je pouvais me regarder, et je me trouvais ridicule, dérisoire... bref pas de quoi s'affoler. Aujourd'hui je suis revenue o bon vieux paracétamol qui ne change absolument rien ; je me suis cherchée une berceuz dans l'espoir de me rendormir, et honte sur moi vous savez ce que j'ai écouté ? Avril Lavigne, la rockeuse pour Barbie et Ken :-) La chanson, je la trouve jolie elle s'appelle "Why" , elle a un petit air entêtant... "I can fell I can fell you near me, even you're far away, I can fell I can fell you baby, it's not suppose to fell this way I need you I need you more and more each day it's not suppose to hurt this way I need you I need you I need you tell me... why"