happy birthday to me happy birthday to meeeee

happy birthday to me happy birthday to meeeee
ça c'est ma carte d'anniversaire, y a plein de gens qu'ont signé. Je trouve ça joli. C'est idiot j'ai jamais eu ça. Et je suis contente. Jamais eu de fête comme j'ai eu pour mes 20 ans, jamais eu de cadeaux non plus comme ceux que j'ai reçu. Y avait longtps que j'avais pas eu cette sensation, où soudain tu t'arrêtes deux secondes pour regarder les autres vivrent et tu te dis -presque dans un soupir- que cette journée tu sais déjà que tu l'oublieras pas. Avec ou sans détails peu importe si les couleurs fanent un peu, l'image restera.

# Posté le dimanche 22 août 2004 04:56

Modifié le dimanche 22 août 2004 18:53

Les histoires du père castor

Les histoires du père castor
Il était une fois dans une contrée fort lointaine (peut être de chez vous en tout cas de chez moi c'est tout près) trois charmants personnages :
la première s'appelait Godichette, elle n'était ni particulièrement gentille ni particulièrement futée mais elle avait toujours les meilleures intentions du monde (même si ça partait en couilles après hein).
La seconde s'appellait Candide gentille elle, ou peut être pas finalement, naïve au possible, passive la plupart du temps.
La troisième s'appelait Langue de Pute, et c'était une langue de pute.

Candide était la chérie de Langue de Pute, Langue de Pute était la chérie de Candide. Godichette était l'amie de Candide, mais pas celle de Langue de Pute, parce que Langue de Pute n'était pas toujours très gentille avec son amie Candide. Langue de Pute, jalouse et teigneuse s'imagina que Godichette était venue lui piquer sa chérie. Voyant que ça n'était pas le cas elle s'imagina ensuite que Candide rêvait de tailler la route avec Godichette. Que ses deux hypothèses furent fausses elle n'en eut cure et s'employa avec la langue de pute dont elle était pourvue à foutre la merde comme elle le faisait chaque fois que Candide s'interessait à qq'un d'autre qu'à elle.

Un grand froid glacial venu directement du pôle nord devait souffler entre Candide et Godichette. Bizarrement elle sembla que Langue de pute n'y soit pour rien, néanmoins Candide et Godichette prirent leurs distances, pour des x pour l'une et des raisons y pour l'autre. Des semaines après Godichette croisant Langue de Pute au détour d'un chemin virtuel d'une toile tissée par une araignée appelée Internet elle se parla à elle même en ces mots "finalement je connais bien peu de choses de Langue de Pute, je connais uniquement ce que j'ai pu voir à travers Candide, et bon grè, mal grè, ça ne devait pas être très réaliste, ma foi allons la saluer" Et ce fut fait.

Environ une heure, au détour du même chemin, Candide arriva déchaînée et deversa un venin putride sur Godichette qui ne comprenait rien (je vous l'avais dit qu'elle était pas très futée). Entre deux noms d'oiseaux, elle comprit qu'il était question de vilaines choses qu'elle aurait pu dire à Langue de Pute. Ce qui n'était évidemment pas le cas. Vous l'avez compris, Langue de pute qui ne reculait devant aucun sacrifice pour obtenir l'exclusivité avait succombée au péché du mensonge. Elle avait été conté des perfidies à Candide qui avait bu ses paroles comme du petit lait bien qu'elle n'en fut pas à son coup d'essai.

Il existait une chose fort pratique au détour de ce chemin qui s'appelait "historique des conversations" que Godichette envoya à Candide pour se disculper. Ce qui fut fait. Malgré tout, la situation ne s'améliora pas. Candide, passive comme on le sait ne chercha ni à rattraper sa boulette ni à mettre des coups de latte à Langue de Pute. Godichette demeura bien vexée qu'on mit sa parole en doute et qu'on crut une véritable langue de pute plutôt qu'elle qui ne mentait jamais (enfin mentir jamais peut être pas mais pas pour ce genre de plan foireux ça s'était certain).



Epilogue : aujourd'hui même si elle doit raser les murs pour ne pas se trouver nez à nez avec Godichette qui lui ferait une tête au carré, Langue de Pute doit glousser bien fort d'avoir porter le coup fatal à une amitié déjà branlante (ce qui on le comprend ne constitue aucunement un exploit).

Candide se complait et se prélasse dans une mare de fatalisme pleine de nénuphares. Forcément, il est plus facile de faire des prout dans l'eau que de se prendre par la main pour agir un peu. Souhaitons lui une carrière longue et prolifique dans l'auto flagellation et l'auto complainte. Amen.

Godichette se prend et se reprend sa petite tête bien vide. Elle est face à un dilemme : elle a deux personnes pour un seul nom, celui de Candide. Deux images qui se croisent et se recroisent sans jamais se fondre. La dernière image est celle de Candide affublée de la langue de pute de Langue de pute, crachant tous son venin, depuis sa mare de fataslime et d'indifférence. La première est celle de Candide lorsqu'elle discutait des heures entières avec une gentillesse qu'on ne croise pas à tous les coins de rues, lorsqu'elle riait encore des heures avec Godichette pour des blagues biens bêtes (mais qu'est ce que c'était bien). C'était Candide qui venait chercher Godichette à la fac, qui s'enfilait des Despe avec elle le soir venu et qui la raccompagnait jusqu'à chez elle à pied (pas la porte à coté) alors qu'aucune des deux ne marchait droit. C'était Candide qui avait fait une longue marche un soir à 23h parce que Godichette était triste ; c'était Candide à qui Godichette pouvait presque tout dire, et dont elle pouvait presque tout entendre, parce que la confiance est rare, ce genre de liens l'est encore plus, et toujours plus faciles à défaire qu'à faire. Souhaitons lui de résoudre cet insoluble problème pour son petit crâne. Amen.
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# Posté le samedi 21 août 2004 06:09

Modifié le dimanche 22 août 2004 04:52

She said goodbye too many times before...

She said goodbye too many times before...
y a un truc génial qui peut se passer des fois quand on est vénère et qu'on pas les idées pour faire autre chose que d'écouter un fond de zic : c'est qu'on trouve le morceau qui tombe pile poil avec notre état d'esprit du moment. Et on se l'écoute et on se le ré écoute, et du coup bizarrement et sans trop savoir pourquoi on se sent moins énervé... ça passe... Et je suis là posée sur mon lit, moi qui en avait y a 5 min après la terre entière, qui se jurait de plus jamais subir les états d'âme de qui que ce soit avant longtemps, je sirote mon lait grenadine, avec ma petite ratounette qui a la tête dans le verre limite jusqu'aux yeux et tout me parait relatif. Dans 2 secondes je me fais un remake du hand in my pocket d'alanis, I've got a ratou so everything gonna be fine fine fine. Et je me fais déjà ma petite sélection de clips à moi, ce que j'aime regarder dans un ordre précis qui ne connait que moi, en vue d'aller me mettre o lit... Je vais regarder heather nova et mano solo en m'endormant, je vais me demander pourquoi une chanson peut être si cool et son clip si pourrave (n'est ce pas tori amos?), je vais me demander comment je peux aimer les chansons d'une américaine au sourire si bright et à l'allure si policée (hein sheryl crow). Je vais me dire que si j'avais les couilles de le faire je me saperai comme Linda Perry... C'est que je me sentirai presque à l'aise en ma compagnie dis donc, ma compagnie et celle de tous ces morceaux qui font mon ADN...
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# Posté le jeudi 19 août 2004 19:03

retour case départ

retour case départ
ce que je peux hair l'odeur de ce putain d'appart, il sent la mort des cadavres dans le placard et de plein d'années foutues en l'air. Après deux jours passé chez ma coupine me revoilà, et l'odeur me saute au nez comme toujours, d'habitude je ne sens rien. Et ça pue!
Me revoilà, j'ai 20 ans, et le jour J n'a pas été si horrible, on ne m'a dit environ ke 7 fois "ah 20 ans le bel age tu le regretteras toute ta vie gnégnégnégné". Ca n'aura donc pas été la grande fête nationale de l'hypocrisie escomptée, très peu de "bon anniversaire on en a rien à battre de ta gueule les 364 jours de l'année mais ojourd'hui on fait semblant" et pas de mal de vrais "bon anniversaire".
Me revoilà, pour me greffer un téléphone sur l'oreille et me taper une liste vertigineuse de hopitaux psychiatriques. Petit discours bien rodé : "bonjour je vous appelle parce que je suis étudiante en psychologie et j'aurais besoin d'effectuer un stage dans un milieu psychiatrique pour valider mon année." Vas y souris, si tu souris ça s'entendra dans ta voix.
Au bout du 20ème coup de fil j'ai autant envie de me prendre que de sourire, la moitié a fermé pour les vacances (si vous voulez faire une crise de démence attendez septembre s'il vous plait) le quart ne prend que des étudiants en maitrise (et pour aller en maitrise fo faire quoi grosse conne ? une ? une ? li... ? Licence ouais voilà t'y es!) et dans l'autre quart y a ceux pour qui le mot stage est complétement étranger... ceux qui ont du s'injecter ce qu'ils doivent filer à leurs patients et qui articulent à peine au fond d'une très lointaine caverne et... et... ceux qui me filent une adresse où envoyez une lettre de motiv et un cv (que dieu vous bénisse ohsanna ohsanna).
Les 10 derniers numéros que j'ai appellé ne répondaient même pas et n'avaient même pas de répondeur genre "nous sommes partis nous dorer la pilule rien à battre de vous crevez la gueule ouverte... ou bien taper vous la mission jusqu'au service des urgences de la salpétrière..." si bien ke dans ma ptite tête j'étais en train de parier que le prochain qui décrocherait je lui demanderais de me réserver une chambre et pas de me refiler un stage. Sans oublier un centre qui avait l'air super sympa mais qui ne me rapellera jamais parce que la secrétaire a décroché quand j'étais en train de chanter "putain je me fais chier" sur l'air de la petite musique qu'ils nous passent pour nous faire patienter. Elle par contre elle m'aurait filer une chambre sans trop de difficulté... dommage j'ai raté ma chance.
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# Posté le mercredi 18 août 2004 10:27

Modifié le mercredi 18 août 2004 12:19

People ain't no good

People ain't no good
la malédiction se confirme dès que je passe des moments heureux il m'arrive une rafale avant que ke je puisse l'écrire sur ce blog... Je sais même pas d'où ça tombe, je sais même pas d'où ça vient ça m'arrive sur la gueule avant même que j'ai compris comment... Les gens sont méchants. C'est simple et vrai à la fois, à quelques exceptions près. Y a comm une douleur muette et sourde qui demande à sortir, mais o lieu de ça elle se cogne, aveugle pour parfaire tous ces handicaps... Rien qui sort, que dalle... J'ai même pas envie de lui rendre et de l'insulter en retour, c'est dingue j'ai pas envie de me venger ni de lui faire mal. J'ai jms su déporter ma colère sur les autres c tjrs contre moi que je me retourne et que je déverse tout ça, tout cet innomable, aveugle sourd meut. Crève.

# Posté le vendredi 13 août 2004 16:09